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Séminaire et cycle de conférences « Espaces – Ecritures – Architectures » - Le lieu : fiction et architecture -2020 – 2022

Publié le 22 janvier 2020 Mis à jour le 4 mars 2020
Date(s)

le 1 mars 2020

Les propositions de communication pour l’année 2020 et 2021 sont à envoyer avant le 1er mars 2020
Université Paris Nanterre – ENSA Paris Malaquais
Séminaire et cycle de conférences
« Espaces – Ecritures – Architectures »
- Le lieu : fiction et architecture -
2020 – 2022

 
 
Présentation

Le séminaire propose chaque mois la conférence-débat d’un architecte, d’un urbaniste, d’un essayiste, d’un enseignant-chercheur ou d’un écrivain confrontant dans leur pratique, l’écriture, la littérature et l’architecture. A l’intersection du visible et du lisible, les séminaires précédents ont porté sur les relations entre architecture, texte et espace. Il s’agira d’approfondir cette étude en s’intéressant plus spécifiquement au concept et à la phénoménologie du lieu.
 
Le lieu comme condition de possibilité

Qu’il soit envisagé dans sa réalité topographique ou sous l’angle conceptuel, rhétorique, discursif ou imaginaire, le lieu, offre un point de rencontre et d’articulation nodal entre littérature et architecture. Quelle(s) définition(s) peut-on en donner ? Quels déplacements des lignes peut-on attendre de cette mise au premier plan de ce qui est au fond dans chaque champ si latent et implicite ? Le lieu préexiste au bâti et à sa représentation ; il leur est aussi consubstantiel. Le lieu est ainsi plus qu’une simple composante du geste architectural et scripturaire, en tant que substrat originaire, territoire d’inscription, extension auratique du construit et du texte. On s’interrogera sur les méthodes qui permettent de préciser les relations que l’architecte et l’écrivain construisent in-situ ou ex-situ. Peut-on ainsi considérer le lieu comme un espace défini où l’architecture et la littérature se projettent, ou bien, si tel n’est pas le cas, en quoi celui-ci échappe-t-il à cette assimilation ? Dans quelle mesure, dans la diversité de ses typologies (rurales, urbaines, utopiques, …), l’architecture et la littérature sont déterminées par la topographie et la texture du lieu (échelle, structure, forme, matières, couleurs, climat, …) ? Contribue-t-il dans ses caractères à définir et problématiser plus que les arrangements circonstanciels avec un simple contexte ? Qu’est-ce que l’architecture et la littérature disent du lieu où elles se glissent, s’intègrent ou s’imposent ? Comment rendent-elles le lieu possible et/ou visible ? Il s’agira d’interroger la complémentarité ou l’hétérogénéité des liens avec ce lieu originel (genius loci).
 
L’épreuve du lieu : usages et pratiques
 
Le rapport au lieu a évolué au cours de l’histoire de l’architecture et de la littérature entre déférence absolue et dénégation iconoclaste. Le vocabulaire des géographes, des sociologues, des historiens, des anthropologues souligne la diversité des lieux (hauts-lieux, hyperlieux, lieux-dits, milieux, non lieux, tiers lieux …) qui constituent autant d’espaces probables et improbables où se fait, se défait, se réinvente l’expérience du lieu au gré de ses ré-aménagements et de ses re-présentations. On questionnera ce rapport d’attachement et de détachement dans l’usage, jusqu’à la possible sacralisation, que l’on fait du lieu qu’il soit « naturel », bâti ou en ruine. Quelles en sont les conséquences sur la transformation du lieu en patrimoine, en paysage, en simple environnement ? Que se passe-t-il quand le lieu se transforme en espace-autre, muséographique, expographique, politique, commémoratif, pétrifié, vivant ? Dans quelle mesure peut-on parler de textualisation du lieu ? Il s’agira aussi d’interroger la capacité ou la résistance d’un lieu à se faire habitat mais aussi habiter. Investir un lieu ne revient-il pas d’une manière ou d’une autre à y surajouter une forme de hantise, de spectralité, de virtualité ?

Présence ou « imprésence » du lieu ?

Au travers et au-delà des approches thématiques, poétiques, phénoménologiques, géo-critiques, esthétiques …, on tentera de sonder les conditions et occurrences de présence ou « imprésence » du lieu. Quels sont les territoires de partage et de spécificités entre l’architecture et la littérature ? Un lieu peut-il être fait d’effacement(s) ? L’absence peut-elle dominer dans un lieu au point de le caractériser ? Enfin, comment comprendre que la notion de lieu ait servi de fondement, dans tant de contextes théoriques et esthétiques différents, pour penser tout à la fois l’architecture (une science du lieu, un geste qui sépare le dehors du dedans ...), les arts et la littérature, dans leur pureté originaire et leur radicalité depuis le « RIEN / N’AURA EU LIEU / QUE LE LIEU » de Mallarmé jusqu’à l’espace littéraire de Blanchot ou le poème comme avoir-lieu initial de l’être de Heidegger et la langue comme habitation ?

 
Les propositions de communication pour l’année 2020 et 2021 sont à envoyer par mail aux responsables du cycle de conférences avant le 1er mars 2020 aux adresses suivantes :

pierre.hyppolite@parisnanterre.fr
jean-pierre.vallier@paris-malaquais.archi.fr
marc.perelman@parisnanterre.fr
fabrice.moulin@parisnanterre.fr

 
Partenaires :

Mis à jour le 04 mars 2020