Litt&Phi - Manifestations

Prochaine séance

I - Séminaire général 2018-2019 de l'équipe Litt&Phi


Présentation

Le sens même du mot « philosophe » est au dix-huitième siècle l’enjeu de luttes idéologiques que les catégories institutionnelles que nous prenons aujourd’hui pour des évidences laissent mal percevoir, mais que les livraisons des revues, les libelles clandestins et leurs réfutations ou même les articles des dictionnaires, qui polémiquent par notices interposées, laissent clairement entendre, cependant que s’invente, sur la scène du théâtre et dans les pages des romans, aussi bien qu’à l’Académie ou dans les salons, le personnage du philosophe. S’inscrivant dans la suite des travaux proposés sur ce thème, notamment par Pierre Hartmann et Florence Lotterie, et poursuivant les activités engagées dans les précédentes années par l’équipe Litt&Phi, le séminaire se propose d’interroger les figures du philosophe ainsi mises en scène, et la manière dont elles tentent de délimiter chacune à leur façon, un territoire de la philosophie – avec ce que toute production d’une définition légitime comporte d’exclusion, ce que toute affirmation d’une identité philosophique implique comme négation, ce que la naissance des disciplines emporte de disciplinaire.

La femme, le poète, l’artiste, le scientifique, l’architecte, le romancier, l’athée, le chrétien… sont-ils vraiment « philosophes » ? et si oui comment ? à quel titre ? et par opposition à quoi ou à qui ?

L'enjeu de ce séminaire est d'enquêter dans les textes les plus divers et sans exclusion sur ce qu'est le territoire philosophique au XVIIIe siècle, en confrontant les représentations du philosophe et les pratiques philosophiques. Il s'agira de mettre en évidence la construction puis la confrontation de normativités qui ont cherché à imposer les critères du philosophique.

Programme

II - Groupe de lecture 2018-2019 de l'équipe Litt&Phi


Présentation

Parce qu’il juge souvent que les vers forment un langage plus riche de sens et plus persuasif que la prose, le XVIIIe siècle a cultivé le rêve d’une poésie philosophique dont il trouve les modèles chez Lucrèce, Boileau ou Pope.

Si Voltaire apparaît comme le grand représentant du genre au XVIIIe siècle, cette partie non négligeable de son œuvre a été assez peu étudiée. Cela tient sans doute à la variété de ses modes d’intervention, mais sans doute aussi au sentiment d’une incompatibilité entre discours poétique et discours philosophique qui s’est progressivement installé au cours de l’histoire littéraire, et que Voltaire lui-même entrevoit (cf notre « Annexe »).

S’il va de soi que la qualité du poème philosophique ne tient pas seulement à la présence de sujets ou de notions abstraites, il importe de montrer de quelles mises en forme l’énoncé philosophique voltairien fait l’objet, ce que celles-ci lui « apportent », ou plutôt comment le matériau poétique le « construisent ».

Présentation du corpus

Le poème philosophique tel que Voltaire le pratique, multiplie les thèmes (métaphysique, théologique, moral, social, économique, etc.), les modes et types énonciatifs (description, narration, argumentation, dialogue, etc.), ainsi que les genres poétiques conventionnels (épopée, ode, discours en vers, épître, etc.).

Épître à Uranie (1726 ; rebaptisée en 1772 Le Pour et le Contre).

La Henriade (1728).

Le Mondain (1736).

Épître 51, À Madame du Châtelet, sur la philosophie de Newton (1736 ; publiée en 1738 à la suite des Éléments de la philosophie de Newton).

Discours en vers sur l’homme (1738-1742).

Poème sur le désastre de Lisbonne ou Examen de cet axiome : « Tout est bien » (1756).

Poème sur la loi naturelle (1756).

N.B. : on peut ajouter évidemment ajouter d’autres textes à cette liste, notamment certaines épîtres.
Document de travail

- Voltaire : poésies philosophiques
(cliquer pour lancer le téléchargement)

- POMEAU, La religion de Voltaire, Nizet 1956 (pages sur l'"épître à Uranie"): le fichier


Programme

III - Journées d'étude/ Colloques/ Rencontres 2018-2019 de l'équipe Litt&Phi


Mis à jour le 13 mai 2019